SITUATIONS DE DEUILS: 

 

N'hésitez pas à demander conseil, nous sommes là pour vous accompagner dans ce passage.

 

Lors des situations de chagrins, les personnes recherchent le réconfort et le soutien des amis et des membres de la famille. Les aider n´est pas le travail exclusif des professionnels. Un ami peut également constituer une bonne bouée de sauvetage lors d´une période de doute, quelqu´un sur qui s´appuyer lors d´un moment difficile.

Il n´est pas indispensable d´avoir vécu les mêmes souffrances que la personne que vous voulez aidée. Si vous êtes capables de comprendre sa douleur, cela peut vous être très utile, même si vous n´êtes pas veuve ou que vous n´ayez pas perdu d´enfants, votre empathie suffira à mitiger la douleur.

 

L´aide que vous devez apportée se base sur la reconnaissance des sentiments, non de les occulter ou de les nier. La peine doit être comprise afin de pouvoir l´accepter.

Le chagrin est une réponse naturelle des personnes face à n´importe quel type de crise, décès, divorce, licenciement ou perte matérielle. Il apparaît, dans une certaine mesure, chaque fois que nous perdons quelque chose qui nous est cher. Il est inutile d´essayer de classer ou d´étiqueter le type de douleur que vous ou l´autre personne éprouvent. Cela ne vous servira pas à comprendre les sentiments qui sont en train d´affleurer.

 

Lorsqu´une personne décède, les survivants doivent faire face à une nouvelle réalité qui affecte de nombreux aspects de leur vie. Afin de les aider, vous devez tenir compte de différentes variables importantes :

 

Le type de relation qu´ils avaient, au niveau qualitatif et quantitatif.

Les circonstances de la mort.

Le réseau d´aide et de soutien dont ils disposent.

L´impact de pertes antérieures.

D´autres problèmes personnels.

La manière de faire face aux problèmes qu´a normalement la personne affectée.

 

L´éventail de réactions que produit la peine est très ample, depuis la colère jusqu´à la tristesse, en passant par la négation religieuse. La plupart sont passagères ; après un certain temps, l´individu reprendra ses valeurs et ses comportements habituels.

Certaines personnes pensent qu´il n´est pas bon de mentionner la personne disparue. Elles évitent ainsi de prononcer son prénom, ou changent de conversation si quelqu´un introduit un élément de souvenir. La peine ne disparaît pas parce que l´on évite le sujet ; au contraire, les sentiments occultes affleurent habituellement d´une forme traumatique.

 

Lisez avec attention ces deux dialogues, et faites attention aux différences entre les deux :

 

- L´autre jour, j´ai parlé avec Jacques, mon voisin. Nous avons remémorés ces vacances durant lesquelles nous sommes partis camper

avec François et les enfants. Ce fut vraiment très bien cet été-là.

- Oui, François adorait aller à la campagne avec les enfants. Maintenant, sans lui, cela ne sera plus la même chose…[pleurant].

- Je suis désolé ! Je n´aurais pas dû en parler. Je t´ai contrarié.

 

 

- L´autre jour, j´ai parlé avec Jacques, mon voisin. Nous avons remémorés ces vacances durant lesquelles nous sommes partis camper

avec François et les enfants. Ce fut vraiment très bien cet été-là.

- Oui, François adorait aller à la campagne avec les enfants. Maintenant, sans lui, cela ne sera plus la même chose…[pleurant].

- Tu as raison. Il nous manquera beaucoup cet été. Surtout à toi, tu regretteras beaucoup son absence.

- C´est certain. Maintenant je dois m´habituer à tout faire seule. Tu sais, parfois, je suis désorientée et je lui mets les couverts à table.

Lorsque je m´en rends compte, je sombre de nouveau.

- Cela doit être très dur de se souvenir de lui dans toutes ces petits actes quotidiens...

 

Dans cette seconde version, la veuve pleure, mais elle continue à parler et à exprimer ce qu´elle éprouve. La conversation est détendue et fluide. Beaucoup de veuves disent que parler de leur mari les réconforte, car bien qu´il soit mort, il a existé, et il a fait partie de leur vie. Elles ne peuvent pas feindre qu´il n´ait jamais été présent.

 

Il faut encourager ceux qui souffrent à exprimer leur souffrance, c´est la seule manière de pouvoir accepter les faits.

 

Une personne peut se sentir seule, même lorsque beaucoup de

gens l´aiment. (Du journal d´Ana Frank)

 

La période de deuil est nécessaire afin que notre esprit assume la nouvelle situation. Pensez aux anciens rituels. Ils proposent de nombreuses manières d´exposer sa peine et de l´accepter afin de pouvoir surmonter la perte.

Il est difficile d´exprimer ses sentiments et de répondre à des questions telles que : « Comment te sent-tu ? ». La réponse naturelle à cette question est toujours : « Bien, merci ». C´est ce que l´on nous a appris à dire, et ce que nous nous attendons à entendre.

Il vaut mieux utiliser des questions ouvertes, qui permettent de parler à la personne affectée :

Comment ça va ces derniers jours ?

Que s´est-il passé depuis la dernière fois que nous nous sommes vus ?              

 

Parle-moi des enfants...Comment le prennent-ils ?

Comment fais-tu face à cela ?

 

Vous ne devez jamais dire :

 

Pense à d´autres parents qui n´ont qu´un enfant. C´est réellement pire. Toi, tu en as deux autres.

 

Ta situation n´est pas aussi dramatique que celle des X.

 

Elle était très jeune lorsque son mari décéda. Ton mari put au moins connaître ses petits-enfants.

C´est une chance qu´il soit mort aussi rapidement. Tu ne sais pas combien a souffert X avec la maladie de son mari.

 

Avec des commentaires de ce type, vous réussirez uniquement à mettre en colère ceux qui les reçoivent.

Souvenez-vous toujours que les tragédies d´autrui ne soulagent pas la souffrance propre, sinon qu´elle tend à l´augmenter. Ce que vous ne devez jamais faire :

 

Donner des conseils.

Utilisez des phrases toutes faites et des clichés.

Critiquer ce que l´on vous dit.

Changer de sujet.

Minimiser la situation.

Prétendre guérir la blessure ; certaines ne se referment jamais.

 

Aussi pour cette raison, nous avons développer une méthode d'aide au deuil par l'hypnose.